Croire en Dieu est-ce renoncer à la raison?

La question a un coté péjoratif sous entendant que les croyant sont des débiles mentaux, certes il y en a, mais autant que chez les athées ce n’est pas une condition suffisante pour être méprisé de la sorte.

Moi j’aurais reformuler la question en sommes-nous doués de raison pour croire en Dieu? Car c’est bien là la question, je pense donc je suis, mais qui suis-je justement? Qu’est-ce qui me distingue par rapport à un caillou?

Tout simplement c’est la vie car comment décrire ce qu’est être vivant, quelle est cette magie qui me permet d’agir intelligemment vis à vis de mon environnement, d’agir donc de vivre. Car un médecin urgentiste connait ce sentiment de frustration lorsqu’il porte secours à une personne en détresse et que celle-ci meurt?  La différence entre un corps inanimé et un vivant c’est de la magie insaisissable.

De là à dire que notre univers est plein de magie, trous noirs, quasars, étoiles, planètes dont la terre, berceau de la vie, est fondamentalement inexplicable qu’en quelques mots : le « tout » c’est ce que j’appelle Dieu, matériaux et intelligence magique.

Et son fils Jésus a été là pour nous rappeler ce à quoi nous sommes destinés : l’amour, car sans amour il n’y aurait pas de vie, amours entre les atomes pour le chimiste que je suis, et Amour entre les êtres vivants. La vie c’est de l’amour, donc Dieu est amour. Que les humains s’en souviennent toujours, car lorsque la vie prendra fin pour un individu, il aura accomplit la grande œuvre, qu’il le veuille ou non il aura aimé, en naissant.

(c) 2025 Gilles Lecourtois

4 réflexions sur « Croire en Dieu est-ce renoncer à la raison? »

  1. En recevant votre message, je me suis demandé s’il s’agissait d’une arnaque ou d’un de ces nombreux messages qui polluent les mails.
    J’ai tout de même lu votre texte.
    Vous demandez si « vous jugez bon de convaincre les athées avec ce texte « ?
    Je crois qu’il y d’entrée de jeu une erreur de principe à vouloir « convaincre « les athées, et qu’il faut d’abord quitter ce type de posture,
    au profit d’une toute autre posture qui vise d’abord à essayer de se comprendre, dialoguer, témoigner
    Il faut certes être prêt « à la défense contre quiconque vous demande raison de l’espérance (et ajoutent certains manuscrits « de la foi »)

    Qui est en vous, mais que ce soit avec DOUCEUR et RESPECT » (1P3,15-16a ; traduction BJ) «. D’abord avec respect, et à ce titre il faut
    D’abord prendre en compte la part de vérité que comporte la position de l’autre – comme le souligne Saint Thomas d’Aquin. Ce n’est qu’à partir de
    Reconnaissance de la part de vérité de l’autre qu’un dialogue peut s’instaurer et que l’on peut alors espérer aller plus loin, comme le montre si bien
    Pascal dans l’une de ses Pensées, édition Brunschvicg, pensée N° 9, qu’i faut lire en entier : » Quand on veut reprendre avec utilité et montrer
    à un ami qu’il se trompe … »

    Les mots recouvrant des notions différentes selon les personnes, si l’on ne veut pas que le dialogue tourne à la confusion, au verbiage voire au pugilat,
    Je crois qu’il faut d’abord prendre le temps de poser des questions du type : « Que signifie pour vous le mot croire ? en quoi estimez-vous
    que le croire est incompatible avec la raison ? etc. et de même pour le mot Dieu : que mettez -vous sous ce mot? Quelle est votre représentation de Dieu?,
    qui, soit dit en passant, ne saurait être, à la façon du panthéisme, « le tout ». Dans cette volonté de dialogue avec respect et douceur (plutôt que de vouloir à priori convaincre, ce qui risque de ne convaincre personne, chacun campant sur ses positions) je me référerais volontiers au poète espagnol A. Machado :
    « Si tu veux dialoguer / commence par te taire/ pose de questions/ puis écoute » Ce n’est que dans une écoute attentive et respectueuse que peut s’instaurer
    un dialogue. Et pour cela « commence par te taire » c.à.d laisse là tout tes argumentaires si bien polis soient-ils, pose des questions et surtout écoute.

    Une dernière remarque. Vous vous présentez dans un café philosophique où l vos interlocuteurs, même s’ils ne sont pas des philosophes professionnels,
    Doivent être quelque peu frottés de philosophie. Vous citez implicitement le « Je pense donc je suis « de Descartes – que vos interlocuteurs ne sauraient ignorer
    mais l’utilisation que vous en faites est bien éloignée de la pensée et du questionnement de Descartes. Il suffit pour s’en convaincre de relire à tout le moins
    le Discours de la méthode. Vos interlocuteurs, plus ou moins philosophes, ne manqueront pas de le remarquer, et votre utilisation, à mon sens incongrue du « je pense donc je suis » ne manquera pas de décrédibiliser votre discours.

    Voilà comme vous le demandiez quelques remarques. Je ne me prétends nullement être détenteur de la vérité, mais je crains que, dans votre volonté hâtive de convaincre, – si bien intentionnée soit-elle,- votre argumentaire produise l’effet inverse de ce que vous proposiez de poursuivre. Le dialogue demande du temps.
    copyright (c)2026 Jean-Marie VEZIN

    1. Bonjour,
      tout d’abord merci d’avoir pris le temps de cette analyse qui méritait d’être un commentaire public car c’est à ce genre de réflexion assez poussée que nous nous enrichissons mutuellement.

      Je reconnais ne pas être expert en philosophie car je n’ai eu « que » 16/20 au baccalauréat et que j’aurais pu poursuivre dans ces études là ou encore m’engager dans un diaconat.

      Au lieu de tout cela j’ai choisis une filière scientifique jusqu’en license de chimie, d’où l’empreinte de Descartes dans ma démonstration, que je souhaite être factuelle.

      Mais malgré la force de vouloir prouver que Dieu existe il y a chez moi cette force invisible qui me chuchote que je ne suis pas sur une mauvaise voie. Dans le même exercice j’avais publié en tant qu’étudiant un projet sur les statistiques qui sont plus à même de convaincre à la manière de Schrodinger que si j’existe et suis doué de raison alors cette équation tend vers un début de preuve que Dieu existe scientifiquement.

      C’est par une démarche scientifique que je souhaite convaincre qu’il faut toujours avoir la foi car j’ai frôlé la mort de pres et je remercie le seigneur de m’avoir laissé la vie pour qu’un jour comme celui-ci je m’enrichisse théologiquement parlant.

      Donc je vous remercie pour vos précisions qui ne font que m’encourager à plus d’efforts dans la manière d’être factuel et spirituel en même temps.
      copyright (c)2026 Gilles LECOURTOIS

  2. Bonjour, j’ai bien peur que vous vous aventuriez sur un terrain qui a été abondamment commenté depuis Augustin. je cite une liste non exhaustive : Augustin d’Hippone, Avicenne, Averroès, Thomas d’Aquin, pour ne citer que les plus grands. Les liens entre Foi et Raison se résument ainsi : La Foi seule mène au fanatisme, la raison seule mène au rationalisme, les deux étant fortement complémentaires. Elles sont toute deux un don de Dieu mais pas de même nature etc. etc.
    On arrête de « rabacher » tout a déjà été écrit. Donc bonne lecture, JdR
    .

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